Rubrique : Chroniques

Publié le : 9 juin 2009
Benoit CAZAMAYOU

CARIBOU

Label Linoleum


Toulouse regorge, semble-t-il, de musiciens imaginatifs et captivants, souvent membres de la Friture Moderne (fanfare délicieusement atypique et militante). Nous les découvrons petit à petit : d’abord Laurent Rochelle, le Lilliput Orchestra, le trio Pulcinella, le quartet du Tigre des Platanes... Et maintenant, dans la lignée d’un certain Robert Wyatt, Benoit Cazamayou qui nous présente, avec Caribou, un projet solo.
Il y égrène ses morceaux de ciel, sa poésie d’un autre monde à la mélancolie à peine voilée, sans expansion. La sobriété nous émeut ici au plus au point, peut-être parce qu’elle est de celle qui laisse résonner l’infini dans l’infime. Peu importe ce qui est utilisé : accordéon, voix, piano, ce qui compte, ce sont ces rêves épars mis à nu, cet attachement à livrer un cœur fait de transparences et de soleils évanescents. Nous pouvons entendre ses battements d’ailes et suivre son sillage, l’émerveillement renouvelé à chaque pas.
Benoit Cazamayou est certainement cet « Homme-Montagne », comme il est figuré dans le visuel du disque, _ses chansons, qu’il aime souvent appeler « vents », nous traversant pour longtemps.

Géraldine Martin






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